En France, un jeune sur quatre estime que sa santé mentale est mauvaise. Et pourtant, on parle plus souvent de cholestérol que de solitude, plus souvent de sommeil que d’angoisse. Comme si ce qu’on vit dans la tête n’était pas vraiment de la santé.
Un enjeu public… encore invisible
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé mentale est un état de bien-être. C’est ce qui nous permet de fonctionner, d’agir, de créer, d’aimer, de faire face.
Et pourtant, elle reste la grande absente des politiques publiques. En 2024, la santé mentale est devenue la première cause d’invalidité en France. (Santé Publique France, Inserm). Chaque année, 13 millions de Français sont concernés par un trouble psychique. Et la moitié des troubles mentaux débutentavant l’âge de 14 ans.
Ce n’est pas “être fou”
Longtemps confondue avec la maladie mentale, la santé mentale reste taboue. Mais on peut aller mal sans être malade, et vivre avec un trouble tout en allant bien.
Un burn-out, un deuil, une rupture, une pression constante… La souffrance psychique peut être passagère, silencieuse, invisible mais elle est bien réelle. Et souvent, elle s’aggrave faute de reconnaissance, de mots, de soin.
Trois zones à ne pas ignorer
Santé mentale positive : stabilité, relations sociales, capacité à faire face.
Détresse psychologique : troubles du sommeil, irritabilité, fatigue émotionnelle.